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Profil historique la R.·.L.·. Minerva-Lleialtat
Le processus de normalisation dans la vie civile et associative postérieure à la fin de la dictature franquiste a été vécu plus lentement et avec de plus grandes imprécisions dans la franc-maçonnerie que dans d´autres secteurs. En ce qui nous concerne, il fallait surmonter non seulement la coupure historique avec les références du passé, l´oubli forcé et la faiblesse de la culture démocratique, mais aussi le vide générationnel, profond et très ample qui, depuis 1939, avait interrompu la chaïne active dans la vie des loges maçonniques.
Il fallait donc récupérer, outre la légalité indispensable à toute organisation de la vie civile démocratique, les méthodes de travail qui ne pouvaient procéder que du contact avec ceux qui rentraient d´exil -surtout du Mexique et de la France- et de l´appui possible de frères d´autre territoires -de préférence, pour des raisons géographiques évidentes dans le cas de la Catalogne, des loges françaises. C´est ainsi qu´à partir de 1976 on établit les premiers contacts qui, après de nombreux problèmes d´infrastructure -comme, par exemple, d´avoir à se réunir, pour travailler maçonniquement, dans quelque garage privé du Baix LLobregat- permirent de créer, entre 1977 et 1979 (l´année de la légalisation définitive de la franc-maçonnerie), la loge Minerva-Lleialtat nº 1, appelée ainsi en mémoire de l´ancienne loge Lealtad de Barcelone qui, avant la rupture de la continuité historique, se réunissait déjà dans le l´immeuble qui deviendra à nouveau son siège.
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